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Consommation énergétique totale et par secteur

Indicateur - Actualisation : novembre 2021

En 2019, la Région de Bruxelles-Capitale a consommé 18.891 GWh. La consommation finale totale, tous secteurs confondus, a diminué de 8,1% en 2019 par rapport à celle de 1990 (-7.8% avec correction climatique). Le vecteur énergétique le plus consommé dans la Région est actuellement le gaz naturel. Les principaux consommateurs d'énergie sont les secteurs résidentiel et tertiaire (respectivement 36 % et 37 % de la consommation finale en 2019). Suit ensuite le secteur des transports (22%). Le reste regroupe le secteur industriel et le secteur non-énergétique. 

Les vecteurs énergétiques et les secteurs consommateurs 

Au total en 2019, la Région de Bruxelles-Capitale a consommé 18.891 GWh (consommation finale énergétique et non-énergétique). Les vecteurs énergétiques principaux étaient le gaz naturel (44%), l'électricité (28%) et les carburants (25%). Les principaux consommateurs d'énergie sont les secteurs tertiaire (37 %) et résidentiel (les logements, 36 %). Suit  ensuite le secteur des transports (22%, cette part étant estimée notamment sur base d'une régionalisation des ventes belges de carburant).

Répartition de la consommation finale énergétique en Région bruxelloise par secteur et type d’usage (2019, hors off-road et hors usages non-énergétiques, total = 18.457 GWh)

Source : basé sur le Bilan énergétique régional
(Les surfaces attribuées à chaque secteur / usage sont proportionnelles à leur part dans la consommation totale d'énergie. Hors %, les valeurs chiffrées sont exprimées en GWh.) 


L’énergie distribuée en Région de Bruxelles-Capitale permet de répondre à de nombreux besoins : chauffage des bâtiments, équipements électriques et électroniques, transports, production industrielle, ... Cependant, cette consommation d’énergie est à l'origine d'émissions de gaz à effet de serre et de substances polluantes dans l'air, dont les impacts environnementaux sont décrits grâce à d'autres indicateurs (voir chapitres Air et Climat).

La consommation énergétique finale diminue depuis 2004

En 2019, la consommation finale totale a diminué de 8,1% par rapport à celle de 1990. La tendance récente montre en effet une nette amélioration de la situation : si la consommation finale a augmenté jusqu’en 2004, elle diminue globalement depuis. 

Evolution de la consommation énergétique annuelle finale entre 1990 et 2019, pour la Région de Bruxelles-Capitale, avec et sans correction climatique.

Source : Bruxelles Environnement - Bilan énergétique de la RBC 
Pour rappel, la correction climatique est destinée à extraire l'influence des caractéristiques climatiques de l'année concernée (derés-jours 15/15), et donc à donner une idée de l'évolution de la consommation énergétique à climat constant (par rapport au climat de 1990 ici).

Cette tendance s’observe mieux lorsqu’on analyse l'évolution des consommations finales à climat constant. 

La "correction climatique" permet de comparer la consommation énergétique de différentes années en éliminant l'influence des caractéristiques climatiques. Ici les consommations sont estimées par rapport au climat de 1990.  Ainsi, les années 2010, 2012, 2013 et 2016, qui étaient plus froides, se caractérisent par une consommation réelle supérieure à celles de 2011, 2014, 2015 et 2017 par exemple. A climat constant, la consommation énergétique bruxelloise finale de 2019 est inférieure de 7,8 % à celle de 1990.
L’examen des résultats par secteur d’activité montre toutefois des évolutions différentes : augmentation pour le tertiaire (+9%), diminution marquée pour l’industrie (-34%), diminution nette pour le logement (-18%) et diminution limitée pour les transports ( 2,5%). 
De 2004 à 2019, tous secteurs confondus, la consommation finale totale (avec correction climatique) a diminué de 17%.

Le climat et les prix de l’énergie sont des facteurs explicatifs importants de l’évolution des consommations.

Les consommations du secteur résidentiel et du secteur tertiaire sont intimement liées aux variations climatiques, car elles reflètent fortement les besoins de chauffage. 
L'évolution des consommations est également le résultat d'autres évolutions conjoncturelles, notamment celles liées aux prix de l’énergie. A climat constant, la réduction de la consommation d'énergie observée ces dernières années est ainsi expliquée entre autre par l'augmentation importante des prix depuis 2007. 
Par ailleurs, l'évolution des consommations résulte également de tendances de fond, telles que : 

  • l'évolution de la population, de son niveau de vie et ses habitudes de consommation, 
  • l'évolution du parc de logements (nombre de logements occupés, type de logement, performance énergétique,…) ; 
  • l'évolution de l'activité économique (production, parc, ...), et de l'emploi lié ; 
  • l'évolution de l'importance et de la qualité de l'équipement des ménages et des entreprises (parc de véhicules, équipements électriques et électroniques, …) ;
  • l'effet de comportements de réduction de la consommation d'énergie, contraints (notamment des règlementations) ou volontaires (suite à une sensibilisation des citoyens, des gestionnaires de bâtiments,…) ; 
  • les politiques énergétiques et de mobilité menées par les pouvoirs publics.
Datum van de update: 19/11/2021