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L’évolution démographique en Région bruxelloise

Actualisation : janvier 2021

Des Bruxellois toujours plus nombreux

Après une forte augmentation entre 2008 et 2013, la population de la Région de Bruxelles-Capitale poursuit sa croissance mais de manière plus modérée. Elle s’élève à 1.218.255 habitants au 1er janvier 2020 (hors registre d’attente). 

Et en 2070, la Région devrait compter 8% de résidents de plus, soit un accroissement moyen de 1.900 personnes par an (BFP, 2020). Avec la COVID-19, les perspectives de croissance ont été revues à la baisse par rapport à ce qui avait été estimé les années précédentes.

 

 

Evolution de la population bruxelloise (1980–2020)

Sources : SPF Economie - Statbel - Registre national (1980-2020), Bureau Fédéral du Plan – projections démographiques (2020)
 
 

Cette croissance est stimulée par le solde naturel et le solde migratoire international.
 En considérant les migrations belges et internationales, la Région accueille chaque année près de 80.000 nouveaux arrivants (79.000  en 2019) : un nouveau public donc, qui ignore souvent tout de nos législations environnementales.  

De plus, les changements climatiques risquent d’induire un flux d’un million de migrants d’ici 2100 en Europe, avec de fortes chances que ces personnes se dirigent vers les grandes villes du continent, à savoir, entre autres, Bruxelles. 

En revanche, par rapport aux deux autres régions du pays, la Région perd plus d’habitants (notamment des jeunes ménages avec enfants) qu’elle n’en gagne.

La densité régionale atteint 75 habitants/hectare en 2019. Cependant la population est inégalement répartie sur le territoire : concentrée dans les communes de première couronne (Saint-Josse affiche la densité la plus élevée : 234 hab/ha), elle est moins dense dans les communes en périphérie (Watermael-Boitsfort ayant la plus faible densité avec 20 hab/ha).

Les ménages s’agrandissent et la part des personnes isolées diminue 

Le nombre de ménages fluctue en fonction de l’évolution de la population bruxelloise notamment. La Région compte presque 560.000 ménages privés en 2020 (sachant que les ménages collectifs ne représentent qu’1% de la population totale). Après une croissance importante entre 2001 et 2013 (+14%), puis quelques années de relative stagnation, leur nombre est reparti à la hausse depuis 2017. Selon les projections, il devrait encore augmenter jusqu’en 2050 mais moins rapidement que la population.  

Les ménages bruxellois (hors ménages collectifs) sont composés de 2,2 personnes en moyenne. Près de la moitié d’entre eux correspondent à des personnes isolées : autrement dit, 1 Bruxellois sur 5 vit seul. La taille des ménages augmente d’année en année et devrait atteindre 2,3 personnes en 2070 (BFP, 2019). En effet, la proportion de ménages d’une personne diminue en raison entre autres de la baisse de la part des plus de 65 ans et de celle des jeunes, nombreux à privilégier la cohabitation compte tenu des prix élevés du logement. Et dans le même temps, les ménages composés de plusieurs personnes augmentent, notamment ceux de 3 personnes et plus.

Nombre de ménages privés par taille en Région bruxelloise (2001–2020)

Source : IBSA d’après des données du SPF Economie - Statbel 

En journée, la population bruxelloise s’accroît considérablement : 

  • en raison du pôle « emploi » que représente la Région : selon l'Enquête sur les Forces de Travail (Statbel), en 2019, près de 378.000 personnes habitant en Flandre ou en Wallonie viennent y travailler, nombre en ré augmentation (+11% entre 2015 et 2019) après une brusque chute en 2015. Par comparaison, les navetteurs résidant dans la Région bruxelloise mais travaillant en Flandre ou Wallonie sont cinq fois moins nombreux (près de 83.000 en 2019) mais leur nombre augmente progressivement (+20% entre 2015 et 2019).
  • en raison du pôle « enseignement » que la Région bruxelloise représente également, qui attire pendant l’année scolaire 34.000 élèves et étudiants venant de Flandre (Brabant flamand essentiellement) mais aussi de Wallonie et d’autres pays. Ceux-ci représentaient 13% des élèves scolarisés à Bruxelles (niveaux maternel, primaire et secondaire) en 2018-2019 (IBSA).

Un Bruxellois né en 2019 vivra en moyenne 81,6 ans 

L’espérance de vie de la population bruxelloise à la naissance est de 81,6 ans en 2019. Elle est de 4,8 années plus élevée pour les femmes que pour les hommes. Elle tend à augmenter, avec en l’espace de 10 ans (2009-2019) un gain de 1,6 années pour les femmes et 2,3 pour les hommes (Statbel).
 

Datum van de update: 14/01/2021

Documenten: 

Etude(s) et rapport(s)